ZOUAN-HOUNIEN / APRÈS LA MORT D’UN ÉLÈVE

une vue des dégâts causés

Depuis la mort d'un élève bastonné par des apprentis chauffeurs, vendredi dernier, une vague de violences s'est emparée de la ville de Zouan-Hounien

ZOUAN-HOUNIEN / APRÈS LA MORT D’UN ÉLÈVE

Des violences s'emparent de la ville

 

Man - La mort d’un élève bastonné par un chauffeur et ses apprentis vendredi à Zouan-Hounien (122 km de Man), a suscité colère, affrontements et destruction de plusieurs biens matériels.


Selon les informations recueillies, trois élèves du Lycée moderne Koui Mamadou se rendaient dans leur village en vue de s’approvisionner, pour entamer une nouvelle semaine. Chemin faisant, ils aperçoivent un camion communément appelé «Kia» sur une colline. Ils se sont agrippés au véhicule sans l’autorisation du chauffeur pour espérer avancer plus vite. Quand ce dernier constate la présence des élèves sur son engin, il gare et se met, tout furieux, à les poursuivre.

"Ils étaient trois. Le plus jeunes Kolé Dinivene, âgé de 12 ans en classe 6ème, qui ne se sentait pas concerné n’a pas fui. Le chauffeur et ses apprentis ont pris à partie l’élève qu’ils ont mortellement battu", relate le maire de Zouan-Hounien, Roger Zrakpa.

Ainsi les amis de la victime ayant constaté après le départ du camion, que Kolé se trouvait dans un état grave,ils ont rebroussé chemin pour le conduire à l’hôpital général de Zouan-Hounien, où il a malheureusement perdu la vie.

Suite à cet incident, lundi, les élèves sont descendus dans la rue pour manifester leur colère en s’attaquant aux véhicules des transporteurs dont plusieurs ont eu leurs vitres brisées. Les choses vont très vite dégénéré à partir de mardi, où des jeunes, furieux, armés de machettes, de pierres et de gourdins descendent à nouveau dans la rue pour s’attaquer à des biens privés.

Mercredi, il a été constaté que plusieurs résidences saccagées et incendiées dont celle du maire de la ville, ainsi que des commerces.

Des renforts des forces armées de Côte d’Ivoire et de la gendarmerie sont arrivés sur place en fin de matinée, pour tenter de ramener le calme.

Les populations, apeurées, se sont terrées chez elles, et certaines personnes ont dû fuir leurs quartiers pour se réfugier dans des villages, fait-on savoir.

AIP